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[SEMINAIRE] L'OBVIE, L'OBJEU, L'OBSCENE

Séminaire de l'UR DeScripto
La journée tentera de vérifier la validité des objets de recherche que nous nous proposons pour nos travaux collectifs. Les interventions présentées ici n’ont pas pour fonction de lier nécessairement les uns aux autres les différents termes : chacun et chacune intervient depuis son champ de compétence et de ses intérêts, qui doivent être maintenus. Le dialogue résultant de la mise en rapport des diverses réflexions dessinera les directions qui nous sembleront les plus riches pour l’avenir de nos travaux communs.

10h- 10h15 : Amos Fergombé et Brigitte Friant-Kessler
Ouvertures : lancement du séminaire et objectifs pour l’équipe de DeScripto à l’UPHF

10h20-10h40 : Véronique Lagae (linguistique, enseignante-chercheuse)
L'expression des relations d’altérité et de proximité entre êtres humains en français : le cas de autrui et de le prochain
Cette contribution propose une comparaison systématique du pronom autrui avec une autre forme souvent présentée comme un de ses synonymes privilégiés, aux connotations près, à savoir prochain lorsqu’il est précédé d’un déterminant. Il résulte d'une étude de données de corpus que, outre des différences morphologiques et syntaxiques, ces deux termes présentent de nombreuses différences au niveau même de leur dénotation, laquelle est fondée sur un certain type de « relation à l’autre ».

10h40-11h : Corentin Delcambre (littérature-Arts, doctorant)
« Mettre le concept au feu » : pour une théorie sur la consumation de l’œuvre d’art.
Cette intervention vise à penser le rapport à l’œuvre d’art moderne et contemporaine dans le cadre d’une expérience esthétique nouvelle basée sur la consumation. Les œuvres concernées s’écartent des rapports de ressemblance (mimesis, effets de réel) et tendent plutôt à l’amenuisement de ses rapports d’influences, rapports de forces, de pouvoir, en même temps qu’elles visent à la mise en crise des représentations pour finalement s’avancer dans une décroissance sémantique, une paresse dialectique pour ne pas succomber à la frénésie du monde socialisé, capitalisé —, dans une forme d’anonymat de l’œuvre d’art : désœuvrer pour s’opposer, soit consumer pour mieux in-définir. Nous tenterons d’expliquer en quoi cette nouvelle relation avec l’œuvre nous amène à une pensée critique depuis la question esthétique, dans le dépassement de l’annexion entre la littérature et l’art, le lisible et le visible.

Pause-café

11h30-11h50 : Amos Fergombé (spectacle vivant, enseignant-chercheur)
Scènes impures : créations plastiques et scéniques

Discussion & Pause déjeuner

14h : Léa Romoli (spectacle vivant, doctorante)
Golgotha Picnic de Rodrigo Garcia : lecture dramaturgique des matières obscènes

14h20 : Vincent Vivès (littérature, enseignant-chercheur)
L’obscénité de la pensée, éthique de la transgression (Nietzsche et Bataille)

14h40 : Nicolas Devigne (Arts plastiques, enseignant-chercheur)
Georges Bataille, Les Larmes d’Eros.

15h : Blandine Perona (littérature, rhétorique et stylistique, enseignante-chercheuse)
L'obscénité des "mots nus"
(Cicéron relu par Erasme et Montaigne)

Pause-café

15h 30 : Ouvertures (discussion collective) :
- Prolonger l’obscénité ?
- Croiser l’éthique ?
- Plonger dans les Humanités numériques ?
- Ausculter les humanités médicales ?
- Interroger « le Sens, le hors sens et l’insensé » ?
- Migrer vers d’autres sujets ?